Les cambriolages de logement ont reculé de 3 % en France en 2025, avec 211 600 cambriolages ou tentatives enregistrés par la police et la gendarmerie. Le taux national tombe à 5,6 pour 1 000 logements. Dans les grandes agglomérations, il atteint 6,9. La baisse vaut pour le pays, pas pour chaque commune.
Ce que dit le bilan 2025 du ministère
Le SSMSI, le service statistique du ministère de l'Intérieur, recense 211 600 cambriolages ou tentatives de cambriolage de logement en 2025. Le taux ressort à 5,6 pour 1 000 logements, en repli de 3 % sur un an. Ce sont des faits enregistrés par la police et la gendarmerie, pas un décompte de victimes.
Cette baisse porte sur l'année 2025, et rien de plus. Le point de conjoncture publié le 6 juillet 2026 par le même service relève toutefois une hausse de 7 % des cambriolages de logement entre avril et juin, par rapport aux trois premiers mois de l'année. La lecture est trimestrielle, pas annuelle.
Un taux plus élevé dans les grandes agglomérations
Dans les unités urbaines de plus de 200 000 habitants, le taux s'établit à 6,9 cambriolages pour 1 000 logements. L'écart avec la moyenne du pays dépasse un point entier, soit près de 23 % de faits en plus à nombre de logements égal.
Les statistiques montrent une association entre la taille de l'unité urbaine et le nombre de faits rapporté au parc de logements. Elles ne permettent pas d'identifier une cause unique à cet écart.
Le ministère publie aussi une lecture par commune. Environ 1 % des communes concentrent 38 % des cambriolages de logement enregistrés. Ce chiffre porte sur le volume de faits, et non sur le taux rapporté au nombre de logements.
Ce que ce chiffre change pour votre protection
Un taux moyen ne suffit pas à évaluer l'exposition de votre logement. L'étage, le nombre d'accès, la visibilité depuis la rue et les périodes d'absence font partie des critères à prendre en compte.
Si vous vivez dans une grande agglomération, le taux observé dépasse celui du pays. Cela peut justifier d'étudier une télésurveillance, surtout lorsque le logement reste souvent vide ou compte plusieurs accès.
En cas d'alerte, un opérateur effectue une levée de doute avant de prévenir les personnes désignées ou, lorsque les conditions sont réunies, les forces de l'ordre. En zone rurale ou périurbaine, ne tranchez pas sur la seule moyenne. Une maison isolée et un appartement occupé en permanence n'ont pas la même exposition. Un kit d'alarme sans abonnement peut convenir à certains foyers, tandis que d'autres préféreront la levée de doute d'une alarme assistée d'une télésurveillance.
- Consultez les données locales de votre département et de votre commune.
- Comptez les accès vulnérables : portes, fenêtres basses, garage et dépendances.
- Évaluez les périodes d'absence avant de choisir entre alarme autonome et télésurveillance.
Un recul réel, une lecture à faire chez vous
La crainte, elle, ne recule pas au même rythme. Le baromètre A2P 2026, mené en avril auprès de 1 000 personnes, place le cambriolage parmi les principales craintes domestiques de 57 % des Français. Plus d'un sur quatre déclare aussi avoir déjà été confronté à un cambriolage ou à une tentative.
Le repli de 2025 est donc une vraie bonne nouvelle, à condition de ne pas le lire comme une garantie valable partout. Pour un logement déjà bien protégé, il ne change rien. C'est le logement laissé vide plusieurs semaines d'affilée que ce chiffre ne rassure pas.
Le prochain point de conjoncture du SSMSI dira si la hausse du printemps se prolonge sur l'été. En attendant, votre niveau d'exposition dépend davantage de votre logement et de son environnement que de la seule moyenne nationale.