L'essentiel
- Référence sans VPN : 950 Mb/s en téléchargement et 777 Mb/s en envoi, avec un ping de 2 ms.
- Serveur proche : en Italie, 891 Mb/s conservés, soit 94 % de la connexion d'origine.
- Longue distance : la vitesse chute, mais reste au-dessus de 250 Mb/s jusqu'en Nouvelle-Zélande, plusieurs fois ce qu'exige un flux 4K.
Comment nous avons testé la vitesse de NordVPN
Chaque mesure a été relevée en interne par DegroupTest le 7 juillet 2026, via l'application NordVPN Windows associée à un abonnement basique et depuis une fibre Sosh de 1 Gb/s raccordée en Ethernet. Les conditions sont restées strictement identiques : même ordinateur, même test de débit, un seul paramètre modifié à chaque essai, le pays de connexion dans la liste proposée par NordVPN.
Le protocole retenu est NordLynx, la déclinaison de WireGuard développée par NordVPN. WireGuard est un protocole de tunnel récent, plus léger qu'OpenVPN : il ajoute moins de latence et de charge processeur, ce qui limite la perte de débit due au chiffrement. C'est aujourd'hui le réglage le plus rapide de l'application.
Les huit destinations couvrent des usages concrets : rester joignable en Europe, atteindre des services américains, se connecter depuis l'Afrique, l'Amérique du Sud, l'Asie ou l'Océanie.
| Pays | Ping | Téléchargement | Envoi | Débit conservé |
|---|---|---|---|---|
| France (sans VPN) | 2 ms | 950 Mb/s | 777 Mb/s | 100 % |
| Italie | 27 ms | 891 Mb/s | 708 Mb/s | 94 % |
| Tunisie | 79 ms | 862 Mb/s | 643 Mb/s | 91 % |
| États-Unis | 89 ms | 675 Mb/s | 358 Mb/s | 71 % |
| Mexique | 143 ms | 598 Mb/s | 367 Mb/s | 63 % |
| Brésil | 193 ms | 409 Mb/s | 263 Mb/s | 43 % |
| Japon | 253 ms | 274 Mb/s | 236 Mb/s | 29 % |
| Nouvelle-Zélande | 298 ms | 258 Mb/s | 103 Mb/s | 27 % |
| Île Maurice | 228 ms | 162 Mb/s | 193 Mb/s | 17 % |
Sur un serveur proche, la baisse se voit à peine
Ce qui frappe d'abord, ce sont les serveurs européens. En Italie, la connexion tient 891 Mb/s, à peine 6 % sous notre référence. Pour la plupart des usages domestiques, cette différence sera difficile à percevoir.
Le résultat qui nous a le plus surpris vient de Tunisie : 862 Mb/s conservés (91 %), malgré une latence plus élevée. La proximité géographique reste donc le premier levier pour garder de la vitesse.
À ce niveau, regarder un catalogue Netflix en 4K depuis votre propre abonnement, télécharger des fichiers ou naviguer sur le web reste aussi fluide que sans VPN.
À partir de quelle distance la perte de débit devient-elle gênante ?
Les performances s'érodent à mesure que le serveur s'éloigne, mais moins vite qu'on ne l'imagine. Aux États-Unis, NordVPN tient encore 675 Mb/s, plus de 70 % de la connexion d'origine. Le Mexique reste proche des 600 Mb/s, le Brésil dépasse les 400 Mb/s.
La chute ne devient franche qu'à l'autre bout du monde. Au Japon et en Nouvelle-Zélande, la vitesse tourne autour de 260 à 275 Mb/s. L'écart avec la fibre de départ est net, mais on reste plusieurs fois au-dessus des besoins d'un flux 4K, qui plafonne à 15-25 Mb/s.
L'exception Île Maurice : la distance n'explique pas tout
Un chiffre détonne, et il mérite qu'on s'y arrête. L'Île Maurice affiche 228 ms de latence, moins que le Japon (253 ms) ou la Nouvelle-Zélande (298 ms). Sa vitesse devrait donc être meilleure. Elle tombe pourtant à 162 Mb/s, notre plus mauvais relevé, avec 17 % du débit conservé.
Le cas montre que la distance ne fait pas tout. La performance d'un serveur VPN dépend aussi de trois facteurs locaux :
- La capacité et la charge du serveur : un site qui héberge peu de machines et concentre beaucoup d'utilisateurs sature plus vite.
- La qualité du raccordement local : le débit d'arrivée dépend de l'infrastructure du pays et des câbles qui le desservent, ici dans l'océan Indien.
- Le routage et le peering : le chemin réseau réellement emprunté peut être plus long ou plus encombré que ne le laisse deviner le ping.
Pourquoi la vitesse baisse-t-elle avec l'éloignement ?
Le chiffrement n'est pas le vrai coupable. Sur les serveurs proches, où la latence est faible, son impact reste marginal, nos mesures le confirment.
Le frein principal, c'est la latence : le temps que mettent les données à faire l'aller-retour jusqu'au serveur. Plus le serveur est loin, plus ce délai grimpe, et il finit par plafonner la vitesse maximale même sur une fibre très rapide, car la connexion doit attendre la confirmation que les données sont bien arrivées avant d'en envoyer d'autres.
Aucun protocole n'efface les milliers de kilomètres de fibre à parcourir : NordLynx limite la part de perte liée au tunnel, pas celle liée à la distance.
Notre verdict après ce test
Utiliser NordVPN ne veut donc pas dire renoncer à sa vitesse. En usage de proximité (rester en Europe, sécuriser un Wi-Fi public), la perte de débit reste sous les 10 %, difficile à percevoir au quotidien : sur ces distances, c'est un VPN très rapide.
Pour atteindre un pays lointain, la connexion baisse mais tient au-dessus de 250 Mb/s jusqu'à l'autre bout du monde. Le seul vrai point faible tient à un serveur mal desservi localement, comme notre relevé mauricien, indépendamment de la distance.
Ce n'est donc pas tant le VPN qui ralentit la connexion que la distance et l'infrastructure entre votre appareil et le point de sortie choisi. NordVPN est un VPN véloce et d'autres études menées (notamment celle de Westcoast Labs) le confirment : il est quasi systématiquement plus rapide que les concurrents. Pour comparer les prix et les fonctionnalités de NordVPN, consultez notre comparatif des meilleurs VPN.