À retenir
- La plupart des Français choisissent des forfaits mobiles surdimensionnés, pensant faire le bon choix.
- La consommation moyenne de données mobiles en 4G est de 18,3 Go par mois.
- Les forfaits illimités offrent des volumes de données en constante augmentation, mais peu d'utilisateurs les consomment réellement.
- Le prix moyen d'un forfait mobile a augmenté de plus de 30% en un an.
- Il existe des forfaits à moins de 5€ avec des volumes de données adaptés aux besoins réels des utilisateurs.
On pense souvent faire le bon choix en choisissant le forfait le plus complet, mais c'est là que réside le piège : en se ruant sur l'offre la plus généreuse en apparence, on paye pour des gigas qu'on ne consomme pas.
Alors, avant de craquer pour la promo du moment ou la dernière série spéciale, voici comment analyser votre consommation réelle pour ne plus payer dans le vide.
Le terrible paradoxe des forfaits mobiles
Il y a seulement quelques jours, Free a lancé le nouveau forfait Free Max, le premier abonnement avec la data illimitée en France et depuis 135 destinations, le paroxysme d'une situation paradoxale.
Ces dernières années, le volume de gigas compris dans les forfaits illimités des opérateurs de téléphonie mobile ne cessent d'augmenter : 100, 200, 300, 350 Go. Et maintenant, il y a même des abonnements no limit...
Et pourtant, la majorité des abonnés à un forfait mobile consomment en moyenne 18,3 Go de data en 4G tous les mois...
Comme le relève l'Arcep, "la croissance de la consommation de données sur les réseaux mobiles reste soutenue (...) avec une hausse de + 1Go à + 2 Go par an et par abonné depuis deux ans", alimenté par une évolution des usages avec une montée en puissance du streaming vidéo, des jeux en ligne ou encore du partage de photos ou de vidéos.
Il n'empêche, on est très loin de l'explosion de la consommation de données mobiles promise par les opérateurs avec l'apparition de la 5G et un rapide calcul suffit à comprendre qu'il va falloir de quelques nombreuses années avant que les Français consomment 100 Go d'internet mobile, si on reste sur une croissance de 13% par an.
Les Français payent pour des gigas qu'ils ne consomment pas
Alors, pourquoi les opérateurs commercialisent aujourd'hui essentiellement des abonnements avec d'énormes volumes de data en 4G et 5G ? Si les opérateurs font flamber leurs enveloppes de gigas, c'est d'abord pour des raisons économiques. Car cela leur permet de maintenir, voire d'augmenter les tarifs des forfaits mobile.
La preuve. Selon le baromètre des prix de notre partenaire ariase, le prix moyen d'un forfait mobile a augmenté de plus de 30% sur un an.
Concrètement, les consommateurs payent plus cher leur abonnement… mais pour des volumes de gigas en constante augmentation. En avril 2025, par exemple, il était possible de trouver un forfait 30 Go à 10,18€ en moyenne. Un an plus tard, la moyenne se situe autour de 13,34€ pour 63 Go.
Sur le papier, l'évolution peut sembler avantageuse. Mais elle soulève une question centrale : les utilisateurs ont-ils réellement besoin de ces volumes toujours plus élevés ? Vous connaissez la réponse. Et pour être franc, beaucoup de Français payent pour des gigas qu'ils ne consomment pas.
Vous en avez marre de payer pour des gigas non consommés ?
Si la stratégie des opérateurs fonctionnent, c'est parce que les giga octets sont bradés, avec parfois jusqu'à 250 Go à moins de 10 euros. Mais les forfaits avec un max de gigas, même si ils s'affichent à un tarif attractif, sont toujours plus chères que les forfaits avec la bonne quantité de données mobiles.
Le problème, c'est que ces derniers ne courent pas les rues. Mais il y en a quand même quelques uns. Il existe en effet quelques forfaits pas chers à moins de 5€, avec des volumes de gigas (largement) suffisants pour la majorité des utilisateurs.
Alors, jetez vite un œil avec votre consommation de gigas qui figurent sur votre facture ou dans votre espace client. Et souscrivez le bon forfait. Cela vous empêchera de faire une erreur et de continuer à payer pour des gigas que vous ne consommez pas.
Maxime Blondet
Responsable éditorial DegroupTest