L'été : la saison des maisons vides
Les mois de juillet et aout sont synonymes de grandes vacances et donc de départ en vacances. Résultat, pendant cette période, de nombreux logements sont vides pendant une période prolongée. Avec un oeil entraîné cambrioleurs ont l'habitude et savent généralement repérer très vite des logements vacants. Malheureusement, les cambrioleurs ne sont pas les seuls à avoir le coup d'oeil pour les maisons vides et cette période est propice aux squats.
Pour faire face à cette situation, protéger son logement avec une alarme est l'une des solutions les plus efficaces.
Squats et cambriolages : deux problèmes, deux timing
Cambriolages et squats ont comme point commun une nécessaire première effraction. Néanmoins, le timing diffère. Alors que le cambrioleur entre, prend et repart, le squatteur, lui, s'installe. Juridiquement, on parle de l'occupation d'un logement sans droit ni titre, après introduction par effraction. La violation du domicile est réprimée par l'article 226-4 du Code pénal.
Attention, un locataire qui cesse de payer ou reste dans le logement après son bail n'est pas un squatteur. Ces situations relèvent du litige et non du squat. Dans ces cas de figure, il n'y a pas de procédure accélérée, c'est le juge qui tranche.
La fenêtre des 48 heures
Dans le cas d'un squat, la rapidité de détection est capitale. Selon la loi 2023-668 du 27 juillet 2023, aussi appelée loi anti-squat, il est possible de faire évacuer rapidement les squatteurs si l'effraction est constatée dans les 48 heures. D'ailleurs, cette protection juridique couvre désormais explicitement les résidences secondaires et les logements vacances.
Passé les 48 heures, il faut saisir le préfet, voire engager une procédure judiciaire généralement longue et coûteuse.
Pourquoi une alarme classique ne suffit pas ?
Dans certains cas, une alarme classique peut suffire puisqu'elle peut faire fuir les personnes mal intentionnées. Néanmoins, pour que l'efficacité soit réelle, il faut que quelqu'un puisse réagir à proximité, ce qui n'est pas souvent le cas quand on est en vacances.
Pire, l'alarme classique peut ne pas suffire à alerter. On peut ainsi découvrir l'occupation des semaines plus tard en rentrant chez soi. De ce fait, en étant hors délai de flagrance, ce scénario peut virer à la catastrophe. Le maillon manquant n'est, ici, pas la détection mais la levée de doute humaine et le déclenchement d'une intervention en temps réel.
Ce que la télésurveillance change concrètement
Dans ces situations, la télésurveillance est idéale pour plusieurs aspects. Une fois l'effraction détectée grâce à des équipements de qualité professionnelle, un opérateur humain vérifie à distance la situation, et réalise la levée de doute. Il est alors capable d'alerter le propriétaire où qu'il soit, mais également les forces de l'ordre pour permettre une opération rapide.
Dans certains cas, un agent de sécurité peut être envoyé sur place pour constater la situation et sécuriser les accès (sans procéder à l'expulsion). Enfin, toutes les données récoltées par le système d'alarme sont des éléments importants pour le constat réalisé par le commissaire de justice ainsi que pour le dépôt de plainte.
En conclusion, si l'alarme de télésurveillance ne chasse pas les squatteurs, elle est indispensable pour régler la situation de la manière la plus efficace et la plus rapide possible.
Kevin Champeau
Rédacteur expert en sécurité