Ce qu'il faut retenir
- 56 % des Français sondés disent recevoir une arnaque chaque jour, contre 51 % aux USA et 41 % en Espagne.
- Les faux appels sont le canal le plus cité chaque jour, à 40 %, devant les SMS à 26 % et les réseaux sociaux à 20 %.
- Un VPN sécurise la connexion, mais il ne suffit pas à vous protéger d'un faux appel ou d'une page frauduleuse convaincante.
Plus d'un Français sur deux ciblé chaque jour
Le sondage a été mené en juin 2026 auprès de 2 832 adultes, dont 1 013 Français, 1 010 Américains et 809 Espagnols. Près de 9 sondés sur 10 disent rencontrer au moins une tentative d’arnaque chaque semaine. Avec 56 %, la France affiche le taux de ciblage du jour le plus élevé des trois pays comparés. Les USA suivent à 51 %, l'Espagne à 41 %.
Être ciblé n'est pas tomber dans le piège. 12 % des sondés français disent avoir perdu de l'argent sur douze mois. Parmi ces victimes, 44 % chiffrent leur perte à 100 € ou moins. La proportion de sondés ayant perdu de l’argent atteint 17 % aux États-Unis.
Les appels sont le canal le plus cité, avec 40 % des sondés qui en reçoivent chaque jour. Viennent ensuite les SMS, à 26 %, et les réseaux sociaux, à 20 %. Ces chiffres restent déclaratifs.
Le faux colis, le piège devenu banal
La livraison arrive au premier rang des cas cités en France. Surfshark affirme qu'un sondé sur deux, soit <strong>50 %</strong>, croise chaque jour une arnaque liée à la livraison. Le chiffre demande de la prudence : la publication mêle cette fréquence quotidienne à une question portant sur douze mois.
Un repère plus net : près de 6 baby-boomers sur 10 déclarent avoir croisé ce type d'arnaque au cours des douze derniers mois.
Le scénario varie peu. Un SMS annonce un colis bloqué, réclame 1,99 € de frais et pousse vers une copie du site d'un livreur connu. Mondial Relay, Chronopost, Colissimo, UPS et Amazon servent de leurres.
Ces 1,99 € ne sont pas le véritable objectif. La page sert à voler vos données de paiement, qui peuvent ensuite être exploitées dans une fraude plus lourde, notamment celle du faux conseiller bancaire.
Cybermalveillance.gouv.fr classe le faux colis parmi les formes d'hameçonnage les plus courantes. Le dispositif a assisté plus de <strong>500 000 victimes</strong> en 2025, tous types de menaces confondus. Chez les particuliers, les recherches d'assistance liées au phishing ont progressé de 71 %.
Amendes, impôts et CPF, quand l'administration sert d'appât
Parmi les cas les plus souvent cités, beaucoup usurpent l'identité d'une administration. Les fausses amendes ANTAI et les faux messages des impôts arrivent en tête, à 45 %. Suivent les faux frais de livraison, à 43 %, puis les appels au CPF ou à la rénovation énergétique, à 39 %.
Ces messages ne jouent pas sur l'appât du gain, mais sur vos réflexes. Ils misent sur la peur d'une majoration et sur la confiance due à un service public. Ce qui rend ces textes crédibles, c'est leur banalité.
Le montant achève le travail. Une fausse amende à <strong>135 €</strong> reste crédible. Des faux sites repérés en 2025 prélevaient réellement cette somme tout en volant les données de carte. Ne payez jamais depuis le lien reçu : ouvrez vous-même le site officiel.
Jeunes plus souvent piégés, seniors plus durement touchés ?
Le sondage renverse un cliché, sans en faire une loi. Sur les 124 victimes du panel français, 44 % relèvent de la génération Z et 8 % des baby-boomers. Mais chez les victimes de 65 à 74 ans, 38 % disent avoir perdu plus de 5 000 €.
Prudence sur ces écarts. Les pertes n'ont été mesurées que chez ces 124 Français, et ce groupe découpé par âge tombe à quelques dizaines de réponses. Comptez-le comme une tendance, pas comme un chiffre national.
Ceux ayant déjà perdu de l'argent déclarent aussi davantage de sollicitations frauduleuses : 74 % en rencontrent chaque jour, contre 54 % des autres sondés. L'écart grimpe sur les messageries, 43 % contre 15 %, et sur les réseaux sociaux, 44 % contre 17 %. Cybermalveillance.gouv.fr note que les données issues de fuites servent à cibler ces messages avec votre nom ou votre IBAN.
Ce qu'un VPN change (et ne change pas) face à ces arnaques
Surfshark vend des outils de cybersécurité, et son étude sert aussi sa vitrine. Un VPN chiffre le trafic entre votre appareil et son serveur. Avec WireGuard, ce chiffrement repose notamment sur ChaCha20. Les sites que vous visitez voient alors l'adresse IP du serveur, pas celle attribuée à votre connexion.
Il ne peut pas empêcher un faux appel d'arriver, ni un SMS piégé, ni votre saisie sur une copie bien faite. Les alertes de fuite de données peuvent toutefois vous prévenir lorsqu’une information a été exposée et risque d’être réutilisée pour personnaliser une arnaque.
Face aux cas du sondage, la première défense consiste à vérifier l'adresse du site et à passer directement par le service officiel. Pour évaluer Surfshark lui-même, sa juridiction néerlandaise et sa politique de non-conservation des activités, auditée par Deloitte, sont détaillées dans <a href="https://www.degrouptest.com/guide/vpn-surfshark">notre test de Surfshark</a>.
Les trois réflexes qui évitent la plupart des pièges
- N'ouvrez jamais le lien reçu. Passez par le site ou l'appli officiels et vérifiez depuis votre compte.
- Ne cédez pas à l’urgence. Un livreur ou un service public ne vous impose pas de payer immédiatement depuis un lien reçu par SMS.
- Après une erreur, agissez vite. Appelez votre banque, faites opposition, changez les mots de passe exposés et gardez les preuves.
Pour signaler, envoyez un faux SMS au 33700, un mail de phishing à Signal Spam, un faux site à PHAROS. Méfiez-vous aussi des offres d’emploi et des gains promis sur les réseaux sociaux, des scénarios auxquels les plus jeunes du sondage semblent particulièrement exposés.
Le piège qui fonctionne ressemble à une démarche banale, à 1,99 € ou 135 €, et aucun VPN ne suffit à vous en protéger. Pour comprendre ce que ces services sécurisent réellement, consultez <a href="https://www.degrouptest.com/guide/meilleur-vpn">notre comparatif des meilleurs VPN</a>.